Librairie

25/11/17
 
Le café-librairie Grenouille a reçu dernièrement le professeur de philosophie et auteur Jean-Marc Ghitti à l’occasion de la sortie de son dernier livre « L’homme lyrique, essai sur le vocal » (HD essais). Auteur de plusieurs essais dans les domaines de l'esthétique, de la morale et de la politique et animateur de radio et d'associations sociales et culturelles, Jean-Marc Ghitti poursuit son travail de philosophie fondamentale en dehors des institutions de recherche.
Avant un échange riche avec le public venu nombreux, l’intervenant a exposé son abord original de la voix humaine. Au départ, cette idée, ce postulat qu’il a voulu creuser: « L’homme est un corps à vocation poétique ». Puisque l’intelligence artificielle surpasse aujourd’hui l’être humain en matière de logique, domaine qui semblait pourtant être le propre de l’homme, ce dernier doit se redéfinir. Jean-Marc Ghitti avance donc cette proposition : l’homme est un animal lyrique. La voix qui parle et la voix qui chante ne se réduisent pas à une pure et simple production d’énoncés sonores. Les voix des origines de l’humanité sont tombées dans les abysses du temps. Pourtant, à un moment de son évolution, l’homme a produit autre chose qu’un cri, qu’un grognement. Sa voix s’est élevée jusqu’aux cieux dans un rituel d’offrande aux divinités. « Les hommes se sont sans doute mis à chanter à certaines périodes de l’année, aux solstices et aux équinoxes, suppose Jean-Marc Ghitti. La voix est ce qui relie l’homme aux profondeurs de la Terre, et elle est aussi ce qui monte de lui et le tourne vers le Ciel. Elle est la conscience métaphysique naissante. L’ordre céleste cherche un miroir qui lui ressemble. La voix est ce miroir ». Lorsqu’il parle ou chante, l’homme entre donc en relation avec ce qui le tient dans l’existence et le sauve de l’effondrement.
Aujourd’hui, l’être humain doit retrouver « sa voix ». Car sa nature lyrique est menacée ; ses fonctions culturelles sont figées. « Nous entrons dans un monde apathologique, sans pathos, poursuit le philosophe. Nos émotions perdent en intensité. La fascination des écrans nous paralyse et nous sommes emportés par des émotions collectives. Nous n’osons plus aller chercher en soi notre propre expression ». La figure d’Orphée, présente sur la couverture du livre, symbolise cette descente aux enfers d’une voix qui se cherche et qui finira par se perdre, par être sauvagement assassinée. Aujourd’hui comme avant, dans les limbes mythologiques, la voix du poète chanteur finit mal parce qu’elle dit des choses impossible à entendre.
La voix est désormais enregistrée, diffusée et produite par des ordinateurs qui sont capables aussi d'inventer des discours. Explorer les mystères de la voix humaine devient nécessaire et urgent pour fonder, à l’époque des machines, un nouvel humanisme.
 
 





Coassement n°21

6 octobre 2017


 

Zabor
ou Les psaumes

Kamel DAOUD


Date de parution 08/17
11,5 x 21,7 cm, 336 pages,

21






Orphelin de mère, indésirable chez son père remarié, élevé par une tante célibataire et un grand-père mutique, Zabor n’avait rien d’un enfant comme les autres. Il a grandi à l’écart de son village aux portes du désert, dormant le jour, errant la nuit, solitaire trouvant refuge dans la compagnie des quelques romans d’une bibliothèque poussiéreuse qui ont offert un sens à son existence. Très tôt en effet, il s’est découvert un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui ou celle qu’il enferme dans des phrases de ses cahiers gagne du temps de vie.
Ce soir, c’est un demi-frère haï qui vient frapper à sa porte : leur père est mourant et seul Zabor est en mesure, peut-être, de retarder la fatale échéance. Mais a-t-il des raisons de prolonger les jours d’un homme qui n’a pas su l’aimer ?
Fable, parabole, confession vertigineuse, le deuxième roman de Kamel Daoud célèbre l’insolente nécessité de la ficion en confrontant les livres sacrés à la liberté de créer. Telle une Shéhérazade ultime et parfaite, Zabor échappe au vide en sauvant ses semblables par la puissance suprême de l’écriture, par l’iconoclaste vérité de l’imaginaire.
Kamel DAOUD
Né en 1970 à Mostaganem (300 km à l’ouest d’Alger), Kamel Daoud a suivi des études de lettres françaises après un bac en mathématiques. Il est journaliste au Quotidien d’Oran – troisième quotidien national francophone d’Algérie –, où il a longtemps été rédacteur en chef et où il tient depuis douze ans la chronique quotidienne la plus lue d’Algérie. Ses articles sont régulièrement repris par la presse française (Libération, Le Monde, Courrier international...). Il vit à Oran.




Ma folle histoire

traduit de l'anglais par : Alain SAINTE-MARIE

Gyalwang DRUKPA


Date de parution 09/17
13 x 24 cm, 528 pages,

26

Mémoires.




Ma folle histoire mêle éléments biographiques, expériences spirituelles et enseignements. Conçu par l’auteur à la demande de ses disciples, l’ouvrage n’est pas réservé aux seuls lecteurs déjà familiarisés avec le bouddhisme, mais destiné à un lectorat plus large. Il s’adresse à tous ceux et celles qui cherchent la vérité, sans distinction religieuse.
Perdant de vue ses propres objectifs et se laissant influencer par l’idée illusoire que l’on peut servir sa tradition en recourant à la tromperie et à la force dans le but de recruter de nouveaux adeptes, la religion est devenue la cause d’une grande partie de la violence et de l’instabilité sociale qui règnent aujourd’hui dans le monde.
On peut considérer ce livre de plusieurs manières : comme une approche du bouddhisme tibétain, mais aussi comme une voie spirituelle au sens le plus large. Il présente également un intérêt ethnographique, car il donne à voir en détail une tradition relativement inconnue du grand public. Enfin, il transmet le témoignage personnel de l’un des grands maîtres religieux de notre époque.

Gyalwang DRUKPA

L’auteur né en 1963 en Inde. Chef de la branche Drukpa de la tradition Kagyupa (l’une des quatre principales écoles du bouddhisme tibétain), le Gyalwang Drukpa représente une autorité majeure de la spiritualité tibétaine.


 

Venise est lagune

Roberto Ferrucci,
Jérôme Nicolas (traducteur)

Date de parution 06/16

10,5 x 15 cm, 96 pages,

8,50










« Dans une forme littéraire, ce texte raconte l’effet dévastateur des passages ininterrompus des grands paquebots dans la lagune de Venise et les sentiments qu’ils provoquent chez la plupart d’entre nous, les Vénitiens. Un texte qui met face à face le pouvoir et l’indignation, la politique et la résignation, avec la certitude que la seule et ultime ressource que l’on peut opposer à l’arrogance, à l’idiotie, à l’ignorance, c’est la force des sentiments. Le sentiment d’une époque, le sentiment de deux villes (Venise et Saint-Nazaire), le sentiment des valeurs et du bon sens. Et, ce n’est pas le moindre, le sentiment amoureux. » Roberto Ferrucci



Point cardinal

Léonor de Récondo

 
Date de parution 08/17

14 x 18,5 cm, 232 pages, 
 
20
 

Roman



Sur le parking d’un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable.
Laurent, en tenue de sport, a remis de l’ordre dans sa voiture. Il s’apprête à rejoindre femme et enfants pour le dîner. Avec Solange, rencontrée au lycée, la complicité a été immédiate. Laurent s’est longtemps abandonné à leur bonheur calme. Sa vie bascule quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois dans le foyer qu’ils ont bâti ensemble. À son retour, Solange trouve un cheveu blond…
Léonor de Récondo va alors suivre ses personnages sur le chemin d’une transformation radicale. Car la découverte de Solange conforte Laurent dans sa certitude : il est une femme. Reste à convaincre ceux qu’il aime de l’accepter.
La détermination de Laurent, le désarroi de Solange, les réactions contrastées des enfants – Claire a treize ans, Thomas seize –, l’incrédulité des collègues de travail : l’écrivain accompagne au plus près de leurs émotions ceux dont la vie est bouleversée. Avec des phrases limpides et d’une poignante justesse, elle trace le difficile parcours d’un être dont toute l’énergie est tendue vers la lumière.

Par-delà le sujet singulier du changement de sexe, Léonor de Récondo écrit un grand roman sur le courage d’être soi.
 



QUINZINZINZILI



Régis Messac 
 
Date de parution 05/17

10,8 x 17,8 cm, 208 pages, 
 

7,10

Roman
 

 

Cela fait des décennies que la littérature nous annonce l'anéantissement de la race humaine, notre capacité à nous détruire ne se discutant plus. Beaucoup de livres pour un sujet aussi crucial, mais peu de chefs-d'œuvre... Quinzinzinzili, ce roman au titre improbable, est pourtant de ceux-là, ses rares lecteurs n'en démordent pas, qui s'étonnent toujours de son ironie visionnaire, de son pessimisme halluciné et de ses trouvailles géniales. Publié en 1935, il a été imaginé par Régis Messac, considéré comme l'un des précurseurs du genre, et nous entraîne après le cataclysme, à la suite du dernier des adultes sous ses yeux désabusés, un groupe d'enfants réinvente une humanité dont l'Histoire a disparu. Et Messac, qui sait que la civilisation est mortelle, nous offre le spectacle d'une poignée de gosses en train de lui régler son compte...
 



Notre vie dans les forêts




Marie Darrieussecq
 

Date de parution 08/17

14,2 x 21 cm, 192 pages,
 
16

Roman








« Il faut que je raconte cette histoire. Il faut que j’essaie de comprendre en mettant les choses bout à bout. En rameutant les morceaux. Parce que ça ne va pas. C’est pas bon, là, tout ça. Pas bon du tout. »
Ces mots sont parmi les premiers du nouveau roman de Marie Darrieussecq (roman qui s’est imposé à elle alors qu’elle travaillait sur un autre projet et qu’elle a écrit d’une seule traite, comme poussée par une nécessité impérieuse). De ce roman, ils indiquent la tonalité et le mode narratif. C’est un roman à la première personne, où l’héroïne découvre au fur et à mesure qu’elle la raconte toutes les causes et les conséquences de son histoire. Nous sommes donc dans une forêt (« nous » car la manière dont le livre est écrit impose une identification du lecteur). Le personnage principal, une femme qui fut autrefois psychothérapeute, s’y cache avec d’autres. D’autres ? Des compagnons de fuite, loin d’un monde qu’on devine menaçant pour eux et qui les traque. Mais aussi avec des êtres étranges, comme flottants, mais qui leur ressemblent de manière frappante, des sosies ? Leurs clones, en fait qu’ils ont emmenés avec eux dans leur fuite.

Marie Darrieussecq est née le 3 janvier 1969 au Pays Basque. Elle est écrivain et psychanalyste. Elle vit plutôt à Paris.


 

La Maladroite
Alexandre SEURAT


11 x 17,6 cm, 112 pages, 
 
5,90

Date de parution 08/17

Roman


 


Diana, huit ans, a disparu. Ceux qui l’ont approchée dans sa courte vie viennent prendre la parole et dire ce qui s’est noué sous leurs yeux : grand-mère, tante, demi-frère, instituteurs, directrices d’école, médecins, assistantes sociales, gendarmes, procureur... – tous impuissants à empêcher la répétition du pire. Ce chœur de voix, écrit dans une langue dégagée de tout effet de style, est d’une authenticité rare.

Un premier roman d’une lecture bouleversante, interrogeant les responsabilités de chacun dans les tragédies de la maltraitance.



 


Homo deus



Yuval Noah Harari
 
Traducteur : Pierre-Emmanuel Dauzat


17 x 24,3 cm, 400 pages, 
 
24

Date de parution 09/17








Que deviendront nos démocraties quand Google et Facebook connaîtront nos goûts et nos préférences politiques mieux que nous-mêmes ? Qu’adviendra-t-il de l’Etat providence lorsque nous, les humains, serons évincés du marché de l’emploi par des ordinateurs plus performants ? Quelle utilisation certaines religions feront-elles de la manipulation génétique ?

Homo Deus nous dévoile ce que sera le monde d’aujourd’hui lorsque, à nos mythes collectifs tels que les dieux, l’argent, l’égalité et la liberté, s’allieront de nouvelles technologies démiurgiques. Et que les algorithmes, de plus en plus intelligents, pourront se passer de notre pouvoir de décision. Car, tandis que l’Homo Sapiens devient un Homo Deus, nous nous forgeons un nouveau destin. 
Best-seller international – plus de 200 000 exemplaires vendus en France, traduit dans près de 40 langues – Sapiens interrogeait l’histoire de l’humanité, de l’âge de la pierre à l’ère de la Silicon Valley. Le nouveau livre de Yuval Noah Harari offre un aperçu vertigineux des rêves et des cauchemars qui façonneront le XXIe siècle.

Yuval Noah Harari est docteur en Histoire, diplômé de l'Université d'Oxford. Il enseigne dans le département d'Histoire de l'université hébraïque de Jérusalem et a remporté le « prix Polonsky pour la Créativité et l'Originalité » en 2009 et en 2012.
Il est connu dans le monde entier pour ses « Ted talks » et pour l'écriture de son livre Sapiens, une brève histoire de l'humanité, qui a rencontré un succès colossal.
 




LA TOUR ABOLIE



Gérard Mordillat



14 x 20,5 cm, 512 pages,

22,90

Date de parution 08/17

Roman
 






« Quand les pauvres n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches. »

  

La tour Magister : trente-huit étages au cœur du quartier de la Défense. Au sommet, l’état-major, gouverné par la logique du profit. Dans les sous-sols et les parkings, une population de misérables rendus fous par l’exclusion. Deux mondes qui s’ignorent, jusqu’au jour où les damnés décident de transgresser l’ordre social en gravissant les marches du paradis.

  
Avec la verve batailleuse qui a fait le succès de La Brigade du rire, Gérard Mordillat, l’auteur de Vive la sociale ! et de Les Vivants et les morts, livre une fable prodigieuse sur la société capitaliste et la révolte de ceux qu’elle exclut.

Né à Paris, le 05/10/1949, Gérard Mordillat est un romancier et cinéaste français.

Né d’un père serrurier à la SNCF, Gérard Mordillat s’intéresse très vite à la littérature et au cinéma.

Il publie des poèmes, travaille avec Roberto Rossellini , réalise un documentaire sur les patrons, devient responsable des pages littéraires du journal Libération, qu’il quitte dès la publication de son premier roman, Vive la sociale , en 1981. Et après l’adaptation de son livre au cinéma, il enchaîne romans, essais, fictions et documentaires pour petit et grand écran.

Il est, avec Patrick Besnier, Henri Cueco, Jacques Jouet, Hervé Le Tellier, Lucas Fournier et d’autres, l'un des "papous" de l’émission de France-Culture Des Papous dans la tête, fondée par Bertrand Jérôme et animée par Françoise Treussard.


TAZMAMART
CELLULE 10

Ahmed Marzouki

11 x 17 cm, 379 pages,

10,50

Date de parution 04/17







« Tazmamart n'existe pas. » C'est ce qu'ont longtemps prétendu les autorités marocaines. Et pourtant. Après dix-huit ans de détention, quand s'ouvrent les portes de ce bagne d'un autre âge, Ahmed Marzouki témoigne. Au début des années 1970, après une double tentative de coup d'État, cinquante-huit officiers et sous-officiers, impliqués parfois à leur corps défendant, sont conduits en plein désert pour être enfermés à Tazmamart. Débute alors un calvaire inimaginable, constitué de privations et de torture. Avec retenue et lucidité, Ahmed Marzouki évoque les vies broyées de ses camarades d'infortune, la cruauté des geôliers, la mort, mais aussi le souffle de vie qui parfois permet de tenir. Son récit digne et poignant, au-delà du contexte marocain, rejoint d'autres témoignages universels, interrogeant chacun de nous sur ce qu'est l'humanité...





LE DETECTIVE DE FREUD

Olivier BARDE-CABUÇON

 

11 x 17,6 cm, 416 pages,

9,80

Date de parution 08/17



BABEL NOIR





Paris, 1911. À l’issue du congrès de l’Association Psychanalytique Internationale, le jeune docteur Du Barrail est chargé par Sigmund Freud en personne d’enquêter sur la mort mystérieuse d’un de leurs confrères, retrouvé étranglé sur son divan d’analyse. Épaulé par Carl Gustav Jung, le célèbre psychiatre suisse, et Max Engel, un détective marxiste à la langue bien pendue, Du Barrail se met en quête de la vérité qui – comme dans toute bonne analyse – se niche sans doute là où l’on s’y attend le moins. Une plongée réjouissante dans le Paris tumultueux de la Belle époque et les débuts de l’histoire de la psychanalyse.

Bonne lecture à toutes et à tous, au plaisir de vous retrouver au bocal.





  

 Le 30 juin nous avons proposé une rencontre avec l’écrivain Joël Vernet. Le bocal était comble pour passer un moment exceptionnel en compagnie de cet auteur qui connaît bien Langeac, ville qui se distingue à ses yeux par « une certaine douceur », pour avoir passé avec ses enfants de longs après-midi sur l’Ile d’Amour. Joël Vernet est né en 1954 en pays saugain où il vécut durant une vingtaine d’années entre une ferme et une maison de village. Dès les années 1975, il entreprend plusieurs voyages à travers le monde, des vagabondages qui le conduiront en Afrique, en Asie, en Europe, et en particulier dans le désert saharien et dans le nord du Mali. Il est l’auteur d’une quarantaine de récits à la fois simples et profonds où la découverte de nouveaux paysages ouvre l’esprit sur les dimensions de l’intime.
« J’ai de moins en moins envie de parler de moi, de mes livres, déclarait en préambule l’écrivain pourtant disert. L’écriture relève d’une nécessité intérieure. Elle est un outil pour exprimer la beauté de ce monde. C’est un travail exigeant. Les livres naissent de la vie ». Se revendiquant « écrivain de sensations », lesquelles palpitent à fleur de mots, de phrases, Joël Vernet puise une part de son inspiration dans les lumières de l’enfance et des paysages de la Margeride qui n’ont cessé de l’habiter : la présence de la nature, des bêtes, mais aussi cette impression d’étouffer, de se sentir à l’étroit dans un pays natal qui invite, malgré lui, à fuir, à prendre le large, à aller voir de l’autre côté. Mais il n’a jamais oublié le ciel gris qui pèse sur le foirail, les volailles qui caquettent en longeant la remise, la cour de la ferme qui tremble sous un soleil de plomb...
Ce n’est certes pas pour trouver des lumières plus intenses qu’il faut partir, les sunlights de la vie spectaculaire qui accable, de la technologie qui emporte tout.... «C’est l’irrigation de mille ruisseaux qui nous enrichit, qui nous invite à être bienveillants. La vraie vie pour moi est au ras des pâquerettes. Le monde des choses simples, plongé dans le bain de la mondialisation, s’est fracturé à jamais. J’ai tenté de faire une œuvre de poésie et de résistance ». Après quelques lectures entrecoupées de diverses considérations plus ou moins autobiographiques, Joël Vernet a échangé longuement avec le public tout en dédicaçant ses ouvrages disponibles au café-librairie .



 Librairie Grenouille
Coassement n°15
01 avril 2017
 
Le loup,
son retour, son histoire en Ardèche et Haute-Loire

Albert Roche

176 pages, 18,00 €


Date de parution 04 2017

Depuis quelques années, le loup est de retour en Ardèche et en Haute-Loire. Animal mythique, symbole de la nature sauvage, il fascine autant qu’il fait peur. Sa présence suscite la curiosité, évoquant peut-être, dans la mémoire collective, les temps anciens. Si son retour fait tant parler, c’est surtout à cause des dégâts qu’il provoque dans les troupeaux. Il est revenu hanter les nuits des éleveurs sur le plateau ardéchois, en pays de Saugues et de Pradelles. L’animal soulève l’hostilité des agriculteurs. Le loup divise...

Histoire sociale Haute-Loire N°8



256 pages, 22,00 €

Date de parution 04 2017


Au sommaire d’Histoire sociale Haute-Loire 2017, des textes de René Dupuy, Raymonde Prat, Romain Guilloux, Jean-François Arnould, Maryse Tort, Georges Chanon, Raymond Vacheron et Martin Arnould.


Mauvaise Mine
Luc Bergougnoux

Policier
160 pages, 12,00 €


Date de parution 04 2017

Entre les riches propriétaires des mines de fluorine de Marsanges et les pensionnaires des maisons closes du Puy-en-Velay, l’adjudant Camille Defaux explore des univers aux antipodes et qui pourtant se confrontent. En ce début des années trente, une guerre s’éloigne tandis qu’une autre s’annonce parsemant ses prémices au fil de l’enquête...


Éloge du peu
KOIKE Ryûnosuke
Traduit par Myriam Dartois-Ako


Date de parution 11/02/17
14 x 22,5 cm, 192 pages, 18,50 €


A quel moment les objets auxquels nous tenons deviennent-ils des obstacles à notre bonheur ? Qui suis-je avec ces choses qui font partie de ma vie ? Qui suis-je sans ces possessions ? L'argent peut-il quand même faire le bonheur ?


FOURS EN TERRE CRUE
Andrea MAGNOLINI
16 x 24 cm, 160 pages, 18,00 €


Date de parution 30/09/16


C'est bien connu : la cuisson du pain ou de la pizza dans un four à bois est incomparable ; mais elle est encore bien plus savoureuse dans un four à bois en terre crue ! Véritable manuel de construction autonome, cet ouvrage vous guidera dans la redécouverte d'un des matériaux les plus anciens utilisés par l'homme : la terre crue.
 
Contre le travail

Giuseppe Rensi
Traduit de l'italien par Marie-José Tramuta

11,5 x 18,5 cm, 144 pages, 12,00 €


Date de parution 12/02/17

"Imaginons qu’un coquillage pensant émerge pour la première fois des profondeurs océaniques et offre ses valves à la lumière. Supposons qu’il sache ne pouvoir rester que peu de temps au sein de l’univers immense et bigarré et qu'il devra bientôt retourner à jamais au cœur des abysses obscurs de la mer. Comment pourrait-on justifier à ce coquillage qu’il lui incombe, non par nécessité, mais par devoir moral, d’employer ces quelques instants au travail ?


Les femmes et leur sexe
Ne plus avoir mal, renouer avec son désir, se sentir libre
Laura BELTRAN et Heidi BEROUD



Psychologie
12 x 19,5 cm, 250 pages, 18,50 €

Date de parution 22/03/17


Non, la sexualité ne procure pas que du plaisir ! On peut avoir peur, tâtonner, avoir mal, ne pas sentir douée. On peut ne pas avoir envie, préférer faire du sport, ou lire un livre. Cela arrive, c’est normal. Et ce n’est pas honteux. À la fois guide de découverte de soi et manuel de plaisir, ce livre raconte la vie secrète du sexe des femmes, sa « mécanique », ses entraves et sa libération...

A noter aussi que le nouveau n° de la revue SILENCE est arrivé au bocal cette semaine.




Comme vous le savez votre bocal abrite des livres, à feuilleter, découvrir, acheter.
Nous n'avons pas l'espace de rayonnages d'une véritable librairie mais nous pouvons passer désormais passer commande auprès de nombreux éditeurs dont voici la liste :
- Actes Sud
- Atelier du poisson soluble
- Agone
- Attribut
- Bleu autour
- Castermann bd
- Chassel
- Créer
- Fakir
- Horripeaux
- Hauteur d’homme
- L'Instant Durable
- L'Insomniaque
- Libertalia
- Lanskine
- Les Liens qui Libèrent
- Kailash
- La Renarde Rouge
- Page centrale
- Paleo
- Passager clandestin
- Ed. du Chemin de Fer
- Éditions du phare
- Éditions du Rouergue
- Éditions du Roure
- Éditions Thierry Magnier
Nous sommes bien sur attentifs à vous présenter sans cesse des nouveautés, de beaux livres et des livres dont les thèmes vous passionnent.